Qui sommes-nous đ„?
đBasĂ© Ă Lyon et Ă Villefranche sur SaĂŽne, le Cabinet QUINTES AVOCATS intervient en droit social et contentieux des affaires.
đIl se compose dâune Ă©quipe dynamique, intervenant aux cĂŽtĂ©s des entreprises et dirigeants.
LâĂ©quipe est organisĂ©e en deux dĂ©partements : lâun dĂ©diĂ© au Conseil social aux entreprises, lâautre dĂ©diĂ© au Contentieux au sein duquel vous serez intĂ©grĂ©(e).
Le cabinet porte une attention particuliĂšre Ă la formation (Ă destination tant de ses membres que de ses clients), au travail en Ă©quipe, et Ă lâexpertise de ses membres dans leur domaine respectif đ.
Votre profil â le poste :
Vous ĂȘtes titulaire du CAPA et dâun Master 2.
Vous ĂȘtes dynamique, rigoureux(se), motivĂ©(e) et impliquĂ©(e).
Vous disposez de bonnes connaissances juridiques et procĂ©durales, de qualitĂ©s relationnelles et dâun goĂ»t pour le travail en Ă©quipe.
Vous souhaitez vous investir dans un cabinet en développement.
Vous disposez dâune expĂ©rience allant de 3 Ă 5 ans en qualitĂ© dâavocat en droit commercial.
Vous serez amenĂ©(e) Ă accompagner les clients du cabinet, aux cĂŽtĂ©s de Sylvain FLICOTEAUX, dans le cadre de leurs contentieux en droit commercial / procĂ©dure collective ; et Ă participer Ă lâenrichissement de lâoffre du cabinet en contentieux des affaires.
Informations complémentaires :
đDĂ©placements Ă prĂ©voir
đ°RĂ©trocession fixe + variable Ă dĂ©terminer selon profil
đ§âđ»Ouverts au tĂ©lĂ©travail
đEvĂšnements cabinet pluriannuels + formations externes et internes
Si vous ĂȘtes intĂ©ressĂ©(e) par cette offre, nâhĂ©sitez pas Ă nous transmettre votre cv et votre lettre de motivation.
Nous Ă©tudierons votre candidature avec le plus grand intĂ©rĂȘt.Â
Un salariĂ© en arrĂȘt de travail peut-il ĂȘtre dĂ©clarĂ© inapte ?
OUIÂ ! â
đCâest la rĂ©ponse que vient dâapporter la Cour de cassation Ă cette question.
En effet, les textes ne visent pas expressément le cas de figure dans lequel un salarié est déclaré inapte alors que son contrat de travail est toujours suspendu.
NĂ©anmoins, đ§ââïžla Cour de cassation a dĂ©jĂ eu lâoccasion dâaffirmer que le salariĂ© peut ĂȘtre dĂ©clarĂ© inapte Ă lâoccasion dâun examen rĂ©alisĂ© Ă la demande de ce dernier, peu importe que lâexamen ait lieu pendant la suspension du contrat de travail.
La dĂ©cision du 10 dĂ©cembre dernier Ă©tend cette possibilitĂ© Ă la visite de reprise organisĂ©e Ă la suite de la saisine par lâemployeur du Service mĂ©dical dans les conditions fixĂ©es Ă lâarticle R.4624-31 du Code du travail, câest-Ă -dire, entre autres, âčïždĂšs quâil a connaissance de la date de la fin de lâarrĂȘt de travailâ
đConcrĂštement, la prolongation des arrĂȘts de travail du salariĂ© nâa pas nĂ©cessairement pour effet de reporter indĂ©finiment la visite de reprise et nâempĂȘche pas une potentielle dĂ©claration dâinaptitude par le mĂ©decin du travail.
Cass. Soc. 10 décembre 2025 n°24-15.511
1) Quels enjeux particuliers observez-vous en Auvergne-RhĂŽne-Alpes sur le plan du droit social et comment aidez-vous les DRH Ă sây prĂ©parer ?
Lâenjeu actuel de la rĂ©gion Auvergne RhĂŽne Alpes tient beaucoup Ă lâattrait de sa mĂ©tropole Lyonnaise qui nâest plus le mĂȘme et qui suscite moins de demandes que les derniĂšres annĂ©es, alors que nous avons lâimpression dâune certaine stabilitĂ© de lâattractivitĂ© des autres mĂ©tropoles ou AgglomĂ©rations de la rĂ©gion. Cela Ă©tant, Auvergne RhĂŽne Alpes reste une rĂ©gion extrĂȘmement attractive, conjuguant une proximitĂ© avec les pĂŽles Ă©conomiques et touristiques nationaux, un territoire innovant et particuliĂšrement dynamique. Elle est une rĂ©gion offrant Ă©galement des cursus supĂ©rieurs prisĂ©s, notamment pour des Ă©tudiants Ă©trangers.
Au plan du droit social, cela se manifeste notamment sur des questions trĂšs concrĂštes dâemploi de travailleurs Ă©trangers, avec notamment les problĂ©matiques de titre de sĂ©jours et autorisation de travail, y compris sur les mĂ©tiers qualifiĂ©s, pour lesquels nous sommes rĂ©guliĂšrement sollicitĂ©es.
Il y a lĂ un fort enjeu compte tenu des difficultĂ©s de recrutement que connaissent diffĂ©rents secteurs mĂȘme si, ces derniers mois, la situation sâamĂ©liore de ce point de vue.
Les enjeux rĂ©gionaux se manifestent Ă©galement sur les questions de QVT et tĂ©lĂ©travail avec des bassins dâactivitĂ© permettant de conjuguer une vie personnelle rurale ou pĂ©ri-urbaine, avec des postes Ă responsabilitĂ©s trĂšs « citadins ». Les enjeux liĂ©s Ă ces Ă©quilibres sont multiples et relĂšvent tant du mangement collectif quâindividuels, avec un nouveau virage qui semble marquer un retour au collectif dans les prochaines annĂ©es et une attention particuliĂšre protĂ©es aux conditions / organisation de travail. Ces sujets se cumulent avec une revendication forte de valorisation du travail que nous voyons subsister trĂšs nettement, notamment avec la problĂ©matique du montant des rĂ©munĂ©rations et de leur Ă©volution.
Enfin, comme au niveau national, les enjeux de SantĂ© et sĂ©curitĂ© sont trĂšs prĂ©sents avec des contrĂŽles de plus en plus frĂ©quents de lâInspection du travail et un nombre croissant de procĂšs-verbaux dressĂ©s notamment dans le secteur du bĂątiment qui souffre dâun effet dâĂ©chelle (ce sujet Ă©tant apprĂ©hender de maniĂšre trĂšs diffĂ©rente entre dâun cĂŽtĂ© les groupes qui se structurent et mettent en place des politiques internes pour y faire face, et de lâautre les TPE / PME qui sont insuffisamment accompagnĂ©es en la matiĂšre et souffrent de plus grandes difficultĂ©s Ă y faire face ce qui est peu pris en compte)
Notre cabinet intervient sur ces diffĂ©rents sujets en appui des services et Directions RH tant au plan individuel (recrutement / systĂšmes de rĂ©munĂ©ration / suivi individuel) que collectif (nĂ©gociation des accords dâentreprises adaptĂ©s Ă la situation de chacun de nos clients, mise en place de formations, etc.).
Sâagissant des enjeux de SantĂ© et sĂ©curitĂ© au travail, au-delĂ des procĂ©dures contentieuses pour lesquelles nous assistons nos clients, nous intervenons trĂšs amont afin structurer les pratiques, mettre en place les dĂ©lĂ©gations adĂ©quates, assurer la revue des obligations et dispenser des formations sur mesure au personnel encadrant sur ces sujets.
Ce sujet sera, Ă nâen pas douter, au sien de notre rĂ©gion, lâune des thĂ©matiques fortes du droit social des annĂ©es Ă venir compte tenu de lâorganisation des Jeux Olympiques dâhivers (2030).
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2) Dans une rĂ©gion fortement industrielle et innovante, quels sont les dĂ©fis juridiques liĂ©s aux restructurations, Ă lâadaptation des compĂ©tences et Ă lâintĂ©gration de nouvelles technologies dans le travail ?
Ces dĂ©fis sont trĂšs distincts en rĂ©alitĂ© dâun secteur Ă autre. Par exemple le secteur du bĂątiment nâa clairement pas les mĂȘmes dĂ©fis que le monde des start-up.
Par ailleurs, globalement, le dĂ©fi actuel nâest pas de considĂ©rer la restructuration comme un moment exceptionnel dans la vie dâune entreprise ou dâun groupe, voulue ou subit, mais au contraire de comprendre / apprĂ©hender comment lâorganisation se (re)structure en permanence en raison de lâextrĂȘme rapiditĂ© des Ă©volutions auxquelles elle fait face.
En effet, contrairement Ă une idĂ©e reçue, la restructuration (autrefois enseignĂ©e principalement sous le prisme des licenciement Ă©conomiques collectifs) ne passe plus systĂ©matiquement par des suppressions de postes, des dĂ©parts volontaires ou des mesures prises « à chaud ». La restructuration câest dâabord lâanticipation et lâadaptation de son organisation « au fil de lâeau » ; laquelle - par dĂ©finition - pour Ă©voluer, se dĂ©velopper, maintenir la qualitĂ© de ses services ou de ses produits, va adapter les compĂ©tences et intĂ©grer de nouvelles technologies.
Lâenjeu est donc dâintĂ©grer la gestion des sujets juridiques relatifs Ă lâadaptation des compĂ©tences et au nouvelles technologies dans le management quotidien. Câest dâailleurs, en partie, lâobjectif dâun certains nombres de rĂ©formes ces derniĂšres annĂ©es et ce qui explique leur plus forte difficultĂ© dâapprĂ©hension pour des TPE / PME car ce sont des sujets qui nĂ©cessitent une « dĂ©connexion » du quotidien et une culture de lâanticipation trĂšs forte, beaucoup plus difficile Ă mettre en Ćuvre dans de petite structure (par manque de temps ou de personnel). LĂ encore, les TPE / PME sont insuffisamment accompagnĂ©es et nâont parfois pas conscience des rĂ©volutions qui sont Ă leurs portes.
Autrement dit, la question des NTIC et de lâadaptation des compĂ©tences nâest plus lâapanage de lâexceptionnel. Elles sont devenues le quotidien des entreprises, la condition de leur pĂ©rennitĂ©, et ce sera de plus en plus le cas avec lâIntelligence artificielle.
Face Ă cette mutation profonde, câest aussi une rĂ©volution culturelle du management et de lâorganisation Ă envisager, mais cela se dĂ©cline ensuite de maniĂšre trĂšs diffĂ©rente dâun secteur Ă un autre. En voici quelques exemples.
Les entreprises innovantes ou les start-ups nâont pas forcĂ©ment anticipĂ© ces questions, en raison de leur focalisation sur leur raison dâĂȘtre : lâinnovation de leurs produits ou services. Elles ont opĂ©rĂ© une rĂ©volution de ce quâelle produise mais pas toujours de leur management (parfois par manque de structuration). Or, ces entreprises sont encore plus touchĂ©es, du fait de leurs activitĂ©s, intrinsĂšquement liĂ©s aux nouvelles technologies, par le besoin de sâadapter Ă ces mutations rapides et multiples. Elles se retrouvent alors coincĂ©es entre une lĂ©gislation du travail par dĂ©finition moins Ă©volutive (lâexemple type câest la gestion de la durĂ©e du travail dans ces structures) et une nĂ©cessitĂ© de poursuivre leurs innovations de maniĂšre rapide et agile.
Dans le secteur du bĂątiment, les dĂ©fis actuels restent lĂ aussi trĂšs liĂ©s aux questions de SantĂ© et SĂ©curitĂ©, dont les enjeux financiers peuvent ĂȘtre lourds.
Enfin, dans le secteur du mĂ©dicosocial, lâintĂ©gration de lâIA et lâassistance par robotisation reprĂ©sentera probablement les grands dĂ©fis des annĂ©es Ă venir.
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3) Comment renforcer un dialogue social efficace dans les entreprises rĂ©gionales, notamment dans les territoires oĂč le lien social est un atout majeur pour la performance et la stabilitĂ© des Ă©quipes ?
Câest plus un programme quâune question !
Câest surtout un sujet de politique dâentreprise et de construction interne. Il nây a pas de solution toute faite et la rĂ©ponse dĂ©pend tout Ă la fois du secteur dâactivitĂ©, des catĂ©gories de postes occupĂ©s, de la taille de lâentreprise, de son appartenance Ă un groupe, etc.
Autrement dit, câest Ă chaque entreprise de mener sa rĂ©flexion sur le sujet avec ses partenaires et Conseils. Et cette rĂ©flexion nâest pas sans lien avec la prĂ©cĂ©dente : elle fait partie intĂ©grante de lâanticipation et de la vision globale que lâentreprise veut donner dâelle-mĂȘme Ă ses collaborateurs, de la dynamique quâelle veut insuffler.
Ce qui est certain, câest que les Ă©lus et partenaires sociaux restent un Ă©lĂ©ment central du dispositif. Vouloir les en Ă©carter serait une erreur. Le corollaire de cela, câest dâune part lâimpĂ©ratif pour chacun de discuter sur la base de la rĂ©alitĂ© du terrain, en Ă©loignant les dogmes, dâautre part la gestion de la communication.
Pour cela, il faut faire des obligations lĂ©gales (entretiens professionnels, gestion de la durĂ©e du travail, etc.) ou internes (Entretiens annuels dâĂ©valuation) des outils de management afin dâavoir une vision rĂ©elle et sincĂšre de ce que les uns et les autres vivent / construisent / assument au quotidien ; et ce Ă tous les niveaux.
On observe beaucoup un manque de communication par manque de « savoir faire », ou par manque de formation. Cela est de plus en plus vrais concernant la situation des cadres, qui ont le sentiment de ne plus ĂȘtre un rouage essentiel, mais une « zone tampon » oĂč sâentrechoquent les demandes montantes et descendantes, devenues inconciliables. Or, le management intermĂ©diaire est la clĂ© de voute en interne.
Cette « prise de tempĂ©rature » fidĂšle est un prĂ©requis, pour lâensemble des acteurs, afin dâavoir un dialogue social efficace car lĂ encore les dĂ©fis actuels rĂ©sident dans lâadaptation des solutions Ă chaque organisation et non pas dans des recettes toute faites ou dans des dogmes qui ont, on le constate, un effet bloquant dans la communication entre partenaires.
Enfin, ce dialogue, câest avant tout une aventure humaine, dans laquelle il faut arriver Ă faire toucher du doigt ses propres nĂ©cessitĂ©s, leurs raisons dâĂȘtre et pourquoi elles doivent objectivement ĂȘtre prises en compte, tout en acceptant quâelles ne sont pas exclusives. Tout le monde nâest pas fait ou formĂ© pour porter le dialogue social. Il faut donc accepter dâavoir des relais.
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â Toute dĂ©mission doit ĂȘtre claire et non Ă©quivoque.Â
Le 13 novembre 2025, đ§ââïž la Cour de cassation a retenu le bien-fondĂ© de la demande dâun salariĂ© de requalification de sa dĂ©mission en prise dâacte de la rupture de son contrat de travail aux torts de lâemployeur en tenant compte du fait que cette dĂ©mission Ă©tait intervenue dans un contexte de surcharge de travail sur laquelle le salariĂ© lâavait prĂ©alablement alertĂ©.
đ Une dĂ©mission peut ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme Ă©quivoque, lorsquâun salariĂ© apporte, dans un dĂ©lai raisonnable, la preuve dâun diffĂ©rend antĂ©rieur et contemporain Ă la rupture.
En lâespĂšce, le salariĂ© avait alertĂ© dâune surcharge de travail, sollicitĂ© une visite mĂ©dicale et fait valoir une charge mentale trĂšs Ă©levĂ©e compte tenu de son pĂ©rimĂštre dâintervention trĂšs vaste et du manque dâĂ©quilibre entre sa vie personnelle et professionnelle lors de lâentretien individuel dâĂ©valuation.
đĄ ConcrĂštement, il convient donc de veiller strictement aux termes des courriers de dĂ©mission qui vous sont remis, et dâen analyser le contexte pour vous prĂ©munir de toute difficultĂ© Ă©ventuelle ultĂ©rieure.Â
Cass. Soc. 13 novembre 2025, n°23-23.535
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đ Le 13 novembre dernier, la Cour de cassation a eu lâoccasion de rappeler que lâemployeur est tenu de notifier đ au salariĂ© remplaçant la cessation dâactivitĂ© du salariĂ© remplacĂ© lorsquâil a Ă©tĂ© embauchĂ© dans le cadre dâun CDD sans terme prĂ©cis.
đš A dĂ©faut, le contrat de travail est requalifiĂ© en CDI.
La charge de la preuve de lâĂ©vĂšnement constitutif du terme du CDD de remplacement et de sa date incombe Ă lâemployeur.
En lâoccurrence, le salariĂ© remplaçant Ă©tait lui-mĂȘme en arrĂȘt de travail lorsque le contrat du salariĂ© remplacĂ© a Ă©tĂ© rompu.
La Cour a rappelĂ© que cette absence ne faisait pas obstacle Ă lâĂ©chĂ©ance â du terme du contrat. Lâemployeur aurait donc dĂ» lâinformer et lui remettre les documents de fin de contrat.
Cass. Soc. 13.11.2025 n°24-14.259
En application de lâarticle R2314-16 du Code du travail, lorsque les Ă©lections professionnelles sont organisĂ©es par voie Ă©lectronique, la liste dâĂ©margement nâest consultable đ que par les membres du bureau de vote. Ces derniers peuvent ainsi contrĂŽler le dĂ©roulement du scrutin.
đšââïžPar principe, en cas de contestation du scrutin, lâaccĂšs aux listes dâĂ©margement appartient au juge.
Ainsi, les parties sont contraintes de saisir le juge âïžpour obtenir les listes dâĂ©margement.
đDans un arrĂȘt du 3 dĂ©cembre 2025, la Cour de cassation a octroyĂ© au juge le pouvoir discrĂ©tionnaire dâapprĂ©cier lâopportunitĂ© de fournir lâaccĂšs Ă ces listes.
ConcrĂštement, il peut donc refuser âde mettre ces documents Ă disposition sâil estime que câest inutile.
Cass. Soc. 3 décembre 2025, n°24-17.681
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Le 26 novembre 2025, la Cour de Cassation a confirmĂ© que la saisine du pĂŽle social du Tribunal Judiciaire en vue de la reconnaissance du caractĂšre professionnel dâune maladie nâinterrompt pas la prescription de l'action prudâhomale relative au licenciement pour inaptitude.
ConcrĂštement, le salariĂ© doit saisir le Conseil de Prudâhommes dans le dĂ©lai dâun an suivant la notification de son licenciement et non dans le dĂ©lai dâun an suite Ă la dĂ©cision du pĂŽle social du Tribunal Judiciaire.Â
Ainsi, le salariĂ© qui espĂšre prĂ©tendre au versement de lâindemnitĂ© spĂ©ciale de licenciement ne peut attendre la dĂ©cision du pĂŽle social sâagissant du caractĂšre professionnel de sa maladie pour agir.
Cass. Soc. 26 novembre 2025 n°24-19.023
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La Cour de Cassation a jugĂ© que lâemployeur ne peut refuser la mise en place du tĂ©lĂ©travail prĂ©conisĂ© par le mĂ©decin du travail đ„Œ au seul motif que le salariĂ© a refusĂ© â lâaccĂšs Ă son domicile.Â
đ En effet, toute personne a droit au respect de sa vie privĂ©e et familiale et de son domicile.Â
En lâespĂšce, lâemployeur arguait de son obligation dâassurer la sĂ©curitĂ© et de prĂ©server la santĂ© du salariĂ© pour sâintroduire au domicile du salariĂ© et vĂ©rifier đ les conditions dâexercice du tĂ©lĂ©travail.Â
â Cet argument nâa pas Ă©tĂ© retenu par la Cour de Cassation notamment au visa des articles 2 de la DĂ©claration des Droits de lâHomme et du Citoyen et 7 de la Charte des droits fondamentaux de lâUnion europĂ©enne.
Cass. Soc. 13 novembre 2025, n°24-14.322Â
#droitaurespectdelavieprivee #avocat #conseil #entreprise #télétravail
đLâarticle L3132-1 du Code du travail pose une interdiction claire : âïž Â«Â Il est interdit de faire travailler un mĂȘme salariĂ© plus de six jours par semaine ».
Chaque salariĂ© dispose dâun repos hebdomadaire đ dâune durĂ©e minimale de 24 heures consĂ©cutives, qui sâajoute au repos quotidien dâune durĂ©e minimale de 11 heures consĂ©cutives, accordĂ© par principe le dimanche.
đąLa Cour de cassation vient dâapporter une prĂ©cision majeure (et trĂšs attendue) dans les situations oĂč il est autorisĂ© de dĂ©roger au repos dominical : ces rĂšgles doivent ĂȘtre appliquĂ©es sur une semaine civile câest-Ă -dire du lundi au dimanche.
đConcrĂštement, il nâest donc pas interdit, en soi, dâenchainer plus de six jours successifs de travail.
En effet, si le salariĂ© a bĂ©nĂ©ficiĂ© dâun repos hebdomadaire le lundi de la semaine A et le dimanche de la semaine B, â les rĂšgles relatives au droit au repos susvisĂ©es sont correctement appliquĂ©es quand bien mĂȘme le salariĂ© aurait enchainĂ© 12 jours de travail consĂ©cutifs !
Nous vous invitons toutefois Ă la plus grande prudenceâ, lâemployeur reste tenu de prĂ©server la santĂ© et sĂ©curitĂ© de ses salariĂ©s !
âĄïž Cette organisation ne pourrait se justifier que dans certaines organisations ou secteurs dâactivitĂ©s spĂ©cifiques (travail par roulements, salons, etcâŠ).
Cass. Soc. 13 novembre 2025, n°24-10.733
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